N'échappant pas à la réclame ni à l'actualité, même la plus anodine, je me suis cru obligé de lire le dernier livre de Michel Houellebecq : La possibilité d'une île. Il était de bon ton ces dernières semaines d'avoi lu cet ouvrage, qui devait valoir à son auteur le prix Goncourt (rien que ça !). Prisonnier d'un phénomène de mode aussi crétin qu'éphémère, j'en ai commencé la lecture
J'étais pour ma part persuadé de passer un bon moment à travers le style "borderline" d'un auteur qui s'est déjà tant de fois illustré par ses propos polémiques... Erreur ! A peine avais-je entamé le livre que celui-ci s'est avéré être un recueil de fantasmes maladifs, l'étalage d'une frustration sexuelle refoulée qui se voulait le reflet des aspects les moins reluisants de notre société.
Je ne nie pas l'existence des comportements les plus bassement humains décrits dans ce livre (avec une verve et un réalisme indéniables !), mais lorsqu'ils deviennent un moyen marketing d'influencer les ventes, je dis NON. Monsieur Houellebecq, vous avez forcé la dose, gare à l'overdose. Vous avez surfé sur la vague du sexuellement déviant, vous êtes revenu dans le droit chemin du conformisme libertaire ambiant. Vous cherchiez des lauriers, et le Goncourt vous est passé sous le nez.
Critiquer l'Islam est aujourd'hui un acte de courage et une marque d'indépendance idéologique. Offrir au public ce recueil d'études anthropologiques sordides c'est une faute grave... Encore une, et ça sera la porte...

