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Jeudi 26 janvier 2006

Obligé de prendre régulièrement les transports en commun, ou même simplement lors de mes déplacements en milieu urbain, je suis confronté à la détresse de sans-abris qui pour des raisons diverses et révélatrices de l'ampleur du problème social dans ce pays, vivent sans un toit au dessus de leurs têtes, et sont confrontés régulièrement à la faim et au froid.

Je lis depuis des semaines dans la presse les faits divers relatant la mort de SDF en France et dans toute l'Europe, ainsi que le manque d'aide et d'hébergements pour les démunis.

Quelle ne fut pas ma surprise d'apprendre que les autorités de plusieurs villes de France ont décidé d'interdire à des associations de bénévoles la distribution d'une soupe à base de cochon à des sans-abris (!!!). A l'origine de cette polémique, l'initiative d'une association niçoise appelée Soulidarieta qui a été relayée dans plusieurs grandes villes : une distribution de soupe à ceux qui ont le ventre moins rempli que nous autres privilégiés.

La présence de cochon dans cette soupe a provoqué les foudres de quelques bureaucrates, choqués que l'on puisse exclure des personnes de confession musulmane par ce choix gastronomique pour le moins déplacé... Je demande à voir le texte de loi qui interdit le cochon dans la nourriture (afin d'aller immédiatement me constituer prisonnier et dénoncer mes proches).

Moralité : Mieux vaut être un SDF mort de faim qu'un SDF nourri à la soupe de cochon. Cette moralité n'a aucun sens ? Allez demander aux préfets de police responsables de cette décision, ils vous expliqueront. Evitez cependant de les déranger le soir au diner pendant qu'ils s'empiffrent, ça risque de les empêcher de digérer...

Le Phénix

PS : Je tais volontairement les noms de ces affameurs aux bedaines larges et à l'esprit étroit. Ils ne resteront pas dans l'histoire.

Par Paul Sernine - Publié dans : lavoixduphenix
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Jeudi 26 janvier 2006

Internet est un moyen d'expression formidable (quand il est mis entre de bonnes mains). Et comme j'ai un grand besoin d'expression, j'ai créé ce blog qui se veut le reflet de mon humeur, de mes coups de gueule et de ma révolte.

Le contenu de ces pages va gêner, déplaire et exacerber les passions (pour peu qu'on accepte de me lire). Tant mieux, car d'une manière ou d'une autre, il faut que ça bouge. Interpeller, réveiller les gens, les consciences, tel est le but de la manoeuvre.

Pour cela, je vais critiquer des gens, des comportements, des mentalités, des abus, des défauts. Parfois de manière positive. Parfois de manière négative. Parceque la vie est injuste, et parcequ'il y a des gens que je ne peux pas encadrer...

Visiteur, si tu ne te sens pas suffisamment ouvert d'esprit, passe ton chemin. Si au contraire le débat courtois fait partie de tes moeurs, ou tout simplement si tu partages mon opinion, sois le bienvenu...

Le Phénix

Par Paul Sernine - Publié dans : Les infos du Phénix
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Jeudi 26 janvier 2006

N'échappant pas à la réclame ni à l'actualité, même la plus anodine, je me suis cru obligé de lire le dernier livre de Michel Houellebecq : La possibilité d'une île. Il était de bon ton ces dernières semaines d'avoi lu cet ouvrage, qui devait valoir à son auteur le prix Goncourt (rien que ça !). Prisonnier d'un phénomène de mode aussi crétin qu'éphémère, j'en ai commencé la lecture

J'étais pour ma part persuadé de passer un bon moment à travers le style "borderline" d'un auteur qui s'est déjà tant de fois illustré par ses propos polémiques... Erreur ! A peine avais-je entamé le livre que celui-ci s'est avéré être un recueil de fantasmes maladifs, l'étalage d'une frustration sexuelle refoulée qui se voulait le reflet des aspects les moins reluisants de notre société.

Je ne nie pas l'existence des comportements les plus bassement humains décrits dans ce livre (avec une verve et un réalisme indéniables !), mais lorsqu'ils deviennent un moyen marketing d'influencer les ventes, je dis NON. Monsieur Houellebecq, vous avez forcé la dose, gare à l'overdose. Vous avez surfé sur la vague du sexuellement déviant, vous êtes revenu dans le droit chemin du conformisme libertaire ambiant. Vous cherchiez des lauriers, et le Goncourt vous est passé sous le nez.

Critiquer l'Islam est aujourd'hui un acte de courage et une marque d'indépendance idéologique. Offrir au public ce recueil d'études anthropologiques sordides c'est une faute grave... Encore une, et ça sera la porte...

Par Paul Sernine - Publié dans : lavoixduphenix
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